Rendu à la moitié de ma vie…

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Au cours du cheminement de la vie d’un homme, nous passons différentes étapes.  Je ne maîtrise pas chacune d’elle et n’ai certainement pas la prétention de vouloir ici enseigner l’évolution de l’homme au travers la période de sa vie…  Je me dis simplement qu’aujourd’hui, rendu passé la moitié de ma vie, j’ai envie d’une pause…  Une pause de réflexion…   Qu’ai-je fais de ma vie à date et qu’est-ce que je veux faire de ce qui reste devant moi?

J’ai vu passablement de choses à date…  J’ai vu de l’amour et de la haine, de l’entraide et de l’indifférence, de la confiance et de la trahison, des rires et des pleurs, de la joie et de la souffrance, la santé et la maladie…  On ne peut pas éviter les événements, ils arrivent un point c’est tout…  Mais on peut décider sur quoi on veux mettre notre focus, et ce que l’on veux propager…  Ce que l’on veux vivre et ce que l’on ne veux plus endurer…

J’ai toujours aimé aider mon prochain, sans attente de ce qui me revient en retour…  Cela m’a toujours rendu heureux…  Alors, en regardant en avant, à chaque jour qui me sera donné, je ferai ce qui me fait sentir bien…   Parce que le négatif de la vie, c’est tout simplement trop lourd…

Et vous?  Qu’est-ce qui vous fera levez de votre lit demain matin?

12 réflexions sur “ Rendu à la moitié de ma vie… ”

  1. bon la javoue que je suis estomaquer de lire cest tres bien et surtout tres serieux je reconnais le patrice de mon enfance quand on passait nos soiree a discuter de la vie bravo bro

  2. La question est excellente.
    Dans mon cas, je n’ai pas toujours la recette pour m’inciter à me lever. Par contre, je connais les ingrédients qui nourri mon bonheur. Une saine alimentation, l’activité physique, le positivisme, mes bonnes relations, apprendre et méditer.

    Y’a aussi les aliments que j’essai d’éviter. Le stress, l’agressivité, la surconsommation, la mauvaise presse. Tu comprendras que j’aurais pu écrire encore sur les mauvais aliments. C’est peut être pour ça que nous perdons nos repère dans notre société. Essai ton de nous noyer?

    Jean

    1. Jean, on ne pourra pas nous noyer si on sait nager… Continue de surveiller ton alimentation et de ne pas succomber à la tentation des mauvais aliments! Merci de ta réplique!

  3. Très belle initiative Capitaine… Une lecture quotidienne sera effectuée ! Très bonne réflexion, toujours pertinent de valider nos motivations et nos fondements…

  4. Je dois te dire Capitaine que ta réflexion me porte à penser qu’arrivant a la fin de ma carrière je ne pensais jamais que ma motivation serait autant détruite et saccagée par mon employeur. Tu comprendras par mes propos que je suis actif pour une grande ville et que les conflits de travail à répétition ainsi que le dernier clou ( Loi 3 ) à la pierre tombale me ramasse jusqu’au fond de mes tripes. Je voyais autour de moi la colère escaladée de jour en jour depuis le fameux jour du 12 juin.
    Moi ? Eh bien je croyais que je prenais bien ça jusqu’au jour ou j’ai frappé un mur qui disait;  » Ou est passé la joie d’aller travailler, tout mes souvenirs à travers les années se sont déroulés dans ma tête, tant de beaux moments et tout ça pour finir avec une loi 3… »
    La plupart des gens ne connaissent rien de notre métier si ce n’est les vieilles histoires que les pompiers ne foutent rien et joue aux cartes… Notre métier c’est une vocation pour plusieurs d’entres nous et certaines personnes s’affairent haineusement à détruire notre image.
    Je terminerai en disant que notre métier ne s’explique pas, il se vit…avec passion.
    Tu me demande ce qui m’aide à me lever le matin…eh bien ce qui me reste…l’amour et les encouragements de ma femme.
    Je quitterai probablement d’ici un an avec une amertume et un dégoût par rapport à tout ceux qui m’ont enlevé ma motivation à chaque coup de fouet.

    1. Salut Dan.

      J’ai pris connaissance de ton commentaire et ça m’a pris quelques jours de réflexion pour te répondre. Et ma réponse ne veux pas te convaincre de quoi que ce soit ni justifier la vision d’une partie ou de l’autre. Mais je peux dire ceci: La vie est ce que NOUS en faisons… Indépendamment du contexte qui nous entoure… Évidemment je ne suis pas idiot. On s’entend qu’un climat favorable, heureux, sécurisant est plus propice à l’épanouissement personnel qu’un climat de conflit, d’incertitude et de violence. Pour ma part et ce que je peux te dire, pour avoir mangé mon pain noir pendant une période suffisamment importante pour avoir des répercussion sur ma santé, c’est que tant que notre tête accepte de focaliser sur la situation, on ne peut pas voir la lumière au bout du tunnel. Il m’a fallu de l’encadrement pour me recentrer et dans mon cas aussi, l’amour de ma famille m’a tenu debout. Cette amour et celle de mes confrères, « l’autre famille ». Et l’autre chose qui m’a aidé est de me souvenir pourquoi je fais ce métier… Tu as raison quand tu dis que ce métier se « vit ». La passion qui t’as amené à faire ce job, ce n’est sûrement pas l’interaction avec le contexte socio-économico-politicailleux que nous vivons… Sans me positionner dans le débat et dans ses répercussions, ce n’est pas pour cette situation que tu fais ce travail… Pour ma part, chaque journée je veux la terminer en ayant aidé au moins 1 personne, ami, employé, citoyen… Et je me plais à apprécier certains faits que pas grand monde ne peux comprendre: l’odeur de diesel ou d’essence dans mon bureau quand les équipements sont vérifiés par mes gars (et oui mon bureau donne directement dans le garage de la caserne), l’odeur omniprésente de feu des équipements d’intervention, le silence tellement sourd qui suit le départ des camions sur un appel, ne laissant que les extensions d’air et électrique pendantes du toit et les souliers de chaque côté de la baie du camion… Les rires et les niaiseries qui se font dans un poste… Un sourire et un merci d’un citoyen que l’on a aidé… Un grand problème de notre métier est celui du temps libre que nous avons à pouvoir jaser entre nous… Malheureusement l’être humain a beaucoup plus tendance à parler du négatif que du positif… Et ce faisant, dans le contexte actuel, le « jasage » de négatif, « y’en a en masse »! Je me souviens de l’époque où je faisais mes cours de pompiers (il y a déjà un bail!!) Moi et mon ami Guy en avions assez du mémérage et des cancans et on mangeait un peu en retrait. Non pas que je suis un « loner », au contraire, je suis un animal social, de meute ou de groupe. Mais le négatif use… Te souviens-tu de ta formation? Moi je « trillais » à brancher un poteau incendie, l’ouvrir, voir la puissance de l’eau gonfler les tuyaux, courir au camion endosser mon APRIA, sortir les hoses, et opérer les pompes et échelles aériennes… Je n’ai pas le plaisir d’avoir mon camion avec ma gang, capitaine chez nous est comme un Chef aux Opérations chez vous… Mais je donne quand même une petite tape à la pompe de ma caserne quand je rentre travailler… Après tout, c’est ce camion qui donne l’eau qui nous tiens en vie au feu… Tu auras deviné que je suis un sentimental… Et oui, de continuer de tripper sur ce qui me faisais vibrer au début m’a tenu en vie. Mais il a fallu que je m’en rappelle… S’il ne te reste pas grand temps avant ta retraite, ben vieux, je te souhaites de prendre la décision de focuser sur ce que tu as aimé dans cette carrière… Pour le reste, on peut exercer les moyens de groupe ou de masse pour nos revendications, mais pas en parler à la journée longue! Sinon elle va être longue la fin de carrière… Je ne voudrais pas être moralisateur, ni paternaliste et encore moins me situer de façon hautaine. Je veux juste te dire ce qui a été profitable pour moi… Je te souhaites de t’aimer suffisamment pour te donner la distance nécessaire face à la situation pour terminer de façon paisible ta carrière… Car pour moi, rendu à la moitié de ma vie, la paix a une valeur inestimable. Et puis sort fier de ce que tu auras accompli pour les autres au cours de cette carrière. Ce qui est hors de notre contrôle individuel, est hors de notre contrôle… Je t’invite à lire mon article « Au travail: retrouver la flamme… » Et finalement, histoire de donner du sens à tout ce temps passé, pourquoi pas prendre en charge un cadet, un stagiaire ou un collègue qui peuvent certainement bénéficier de toutes ces années d’expérience… Rien ne donne plus de sens à une existence! Au plaisir Dan!

      1. Salut,
        Merci de ta réponse exhaustive et du même coup merci d’avoir dans un certain sens brassé ma cage car tu as parfaitement raison il n’y a pas que du mauvais dans ce travail et malgré le « jasage » négatif j’ai la chance d’avoir de bon ami qui me font aussi beaucoup rire( heureusement ).
        j’ai eu beaucoup de temps pour remettre tout ça en perspective depuis le 12 Juin… finalement j’ai de très bons souvenirs de mes années de services et désormais je m’éloigne de ces influences négatives pour profiter du temps qu’ils reste et finir en beauté.
        Encore merci pour tes encouragements et ta compréhension, c’est bon d’être compris par quelqu’un du milieu. Bonne continuation.

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