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Lettre à mes anciens confrères

La nuit du 9 juillet 2017 est une nuit d’horreur…  Le pire des cauchemars!  Une résidence de personnes âgées en feu…  Personne ne veut voir ça, personne ne veut imaginer ça. C’est arrivé…  Encore une fois…  Et ça arrivera encore…  Malgré les sorties publiques politiques, les cris, le dégoût, les montées de lait, les « ça n’a pas de bon sens! ».  Il y a eu des feux dans des résidences de personnes âgées et il y en aura d’autres…  Malgré les souhaits, les volontés fermes, les lois et les règlements. Mais ça c’est un autre débat…  Ce n’est pas l’objet de ma chronique.

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Crédit de la photo Patrick Taillon Zone 911.com

Ce soir du 9 juillet 2017, Pompiers de Terrebonne, vous vous êtes dépassés…  Vous avez vu et vécu des événements et des émotions que plusieurs pompiers n’ont jamais vu ou vécu auparavant.  Une vision d’horreur…  Des décisions à prendre sur des fractions de seconde.  Des actions à exécuter « sur-le-champ ».  Non pas des jours à en parler en comités!  Non plus essayer de trouver « LA » meilleure façon de s’y prendre mais plutôt celle la plus rapide…  Car vous n’aviez pas le temps…  Évidemment si on vous avait appelé avant pour vous dire que le feu prendra à un endroit précis à une heure précise, en connaissant l’âge de chaque personne, leur condition médicale personnelle, leur degré d’autonomie, leur position dans le bâtiment…  Si on vous avait tout dit ça d’avance, on aurait pu faire des comités pour décider de la « meilleure » façon de s’y prendre…  Mais ce n’était pas le cas…

Vers 1h30 du matin, en pleine nuit, l’appel est entré dans les casernes : le feu est déjà pris…  Et vous avez eu à faire des choix…  Des choix qui sont allé au-delà des règles de santé-sécurité des travailleurs…  La gestion de risque…  On va risquer gros pour sauver la vie, on prendra des risques moyens et très calculés pour sauver les biens et les bâtiments, et on ne prendra aucun risque s’il n’y a rien à sauver ou si c’est trop tard.  Mais à votre arrivée ce n’était pas trop tard…  Mais ça pressait!  Malgré le feu qui prenait de l’ampleur, malgré la peur de ne pas savoir ce qui se passera dans les prochaines minutes, vous y êtes allés…

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Crédit photo Radio-Canada

Je fais partie de ceux qui humblement pensent que notre travail est surglorifié…  La société ne cesse de nous associer à des héros…  Je dis souvent que ce job on le fait avec cœur, qu’on l’aime, que nous sommes formés et rémunérés pour le faire…  Que ce n’est pas une question d’être des héros…  Mais je dis aussi à chaque pompier qu’un jour ou l’autre, nous serons confrontés à donner ou faire quelque chose qui dépassera l’entendement…  « Tu dois te renseigner, te former, te tenir à jour mentalement et physiquement en sachant qu’un jour, tu auras à TOUT donner…  Au-delà des règles de santé-sécurité, au-delà de tes peurs, au bout de ta capacité physique et mentale…   Ce jour du 9 juillet 2017, ceux qui sont intervenus sur cet incendie ont eu à tout donner, à se dépasser…  Malheureusement une dame est décédée, certains autres blessés…  Et la majorité seront marqués à vie de cet événement,  tant victimes, que sauveteurs…  Cette nuit sera gravée dans les mémoires…  La douleur des brûlures, la perte d’un être cher,  la peur d’un autre événement similaire pour les victimes et les proches…

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Crédit Photo Robert Lebreux Zone911.com

Le bonheur et la joie des sauvetages réussis pour les intervenants, mais aussi les doutes…  Affreux doutes qui restent : et si je m’y étais pris différemment?  Si j’avais pris un chemin différent?  Si j’avais fait telle ou telles actions, peut-être que « toutes » les personnes auraient été sauvées?  Ces questions qui seront un voile par-dessus la joie des sauvetages réussi…  Car on voudrais TOUS les sauver…

Je me répète : évidemment si on vous avait appelé avant pour vous dire que le feu prendra à un endroit précis à une heure précise, en connaissant l’âge de chaque personne, leur condition médicale personnelle, leur degré d’autonomie, leur position dans le bâtiment…  Si on vous avait tout dit ça d’avance, on aurait pu faire des comités pour décider de la « meilleure » façon de s’y prendre…  Mais ce n’était pas le cas…  L’appel est entré dans les casernes : le feu est déjà pris…  Et vous avez eu à faire des choix…

Pompiers de Terrebonne vous pouvez marcher la tête haute…  Vous avez dû en cette nuit du 9 juillet aller plus loin que vous n’auriez probablement jamais pensé aller vous-même…  Vous dépassez…  Prendre des risques et des décisions sans avoir le temps d’y réfléchir pendant des jours…  Quelques secondes, quelques minutes…  En tant qu’ancien confrère, je sais ce que cette nuit a pu représenter pour vous…  En fait non, cette situation je ne l’ai pas vécu…  Jamais…  Je ne peux que faire des liens avec d’autres situations vécues…  Et savoir que vous êtes allé au bout de vous-même…  Je vous félicite sincèrement.

Et si cette chronique est dédiée spécifiquement aux actions prises par les pompiers de Terrebonne, cela n’enlève rien à toutes les autres actions et efforts déployés par les employés de la résidence, les policiers, les paramédics, les autres services d’incendie qui sont venus prêter main-forte à un événement tragique…    Qui se répétera malheureusement…

Ce que j’ai envie de dire aux nouveaux

Tout d’abord : BRAVO et BIENVENUE!

Vous avez été acceptés en essai à titre de pompier en probation dans notre organisation.  Vous avez su démontrer des aptitudes aux tests théoriques et par la suite aux tests physiques.  Ceux de vous qui réussissaient ces étapes se présentaient devant un panel d’entrevue qui devait en quelques minutes évaluer si votre profil cadrait à l’intérieur des critères que l’organisation avait établi comme étant nécessaires pour faire partie du groupe. Évidemment, un test médical finalisait le tout, histoire de s’assurer qu’il n’y avait pas d’empêchement de ce côté en lien avec votre nouvel emploi.  Et vous voilà habillés, tous beaux dans vos nouveaux uniformes, nous parlant poliment avec le « vous » en prédominance…  Je suis très heureux pour vous!  Sincèrement, je me rappelle il y a déjà longtemps (plus de 20 ans!) quand  ça m’est arrivé.

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Mais, il y a un mais…

Vous n’êtes pas engagés officiellement encore!  Vous devez encore réussir votre période de probation de 1 an.  À qui sert cette période de probation?  À la direction du service.  Cette période permettra aux gestionnaires d’évaluer s’ils ne se sont pas trop trompés en vous laissant votre chance!  Mais il n’y a pas que les gestionnaires qui vont vous évaluer, vos officiers et confrères aussi…  En fait dans mon organisation, les gestionnaires n’ont qu’un contact limité avec vous les recrues.  Dans la vie de tous les jours, vous travaillez avec vos confrères pompiers et lieutenants dans les casernes.   Ce sont les officiers de caserne qui inscrivent les observations.  Que vous le vouliez ou non, vous devez vous prouver…  Prouver à tous que pour les 20-25-30 prochaines années, vous êtes la personne sur qui on pourra compter…  Vous devez bâtir votre RÉPUTATION…

Honnêtement, pendant cette période, on ne devrait pas vous retrouver ailleurs que sur le plancher des appareils, dans vos livres ou devant un écran d’ordinateur à visionner de la formation.  En tout cas, pas pendant cette année de probation…  À moins que vous ne soyez le pompier du siècle, maîtrisant dès vos débuts chaque procédure, chaque inventaire de chaque camion, chacune des particularités, opérations et méthodes d’entretien de chaque pièce d’équipement, les subtilités de la détection et mesures, les méthodes de découpe de chaque véhicule en cas de désincarcération,  les opérations et connaissances techniques de chaque véhicule du service que l’on vous confiera…  Vous savez quelles échelles se retrouvent sur quel camion?  Leurs longueurs?  Le fonctionnement de chaque type de lance?  Comment brancher chaque pièce d’équipement électrique?  Comment faire le bon mélange huile-essence pour les outils mécaniques?  Les vérifications à faire sur les embarcations nautiques? Vous êtes encore en mesure de revêtir l’habit intégral en moins de 90 secondes? Évidemment vous savez comment fonctionne l’appareil respiratoire en service?  Vous savez comment remplir tous les formulaires en vigueur au service? Vous vous êtes renseignés sur l’histoire du service?  Son mode de fonctionnement?   Et j’en passe…  Lorsque qu’il vous sera demandé d’aller chercher une scie sur un camion, saurez-vous dans quel coffre elle est située sans ouvrir 6 coffres?  Maîtriser son démarrage? La manipuler?

Et si la prochaine cloche provenait d’une personne qui a besoin d’un sauvetage?  Mais vraiment un SAUVETAGE!  Pas seulement d’une évacuation, mais bel et bien une situation où si elle ne sort pas de sa position dans la prochaine minute, elle ne sera plus parmi nous ou bien si gravement blessée qu’elle ne sera plus jamais la même personne?  Ferez-vous partie de la solution?   Serez-vous la personne sur qui votre collègue pourra compter en cas de problème? Vraiment?  PROUVEZ-LE!

J’ai déjà tout vu ça à l’école…

Que dites-vous?  Vous l’avez appris à l’école?  Mettons une chose au clair, les joueurs des ligues d’élites du sport professionnel font partie de cette élite non pas parce qu’ils ont appris leur sport 1 fois à l’école…  Ils sont là et surtout DEMEURENT dans ces ligues parce qu’ils pratiquent, pratiquent, pratiquent…  Sans arrêt les mêmes jeux, pour que ceux-ci deviennent machinaux… ET POURTANT CE SONT LES MElLLEURS AU MONDE!  Et encore le lendemain ils pratiquent…

Ferez-vous partie des meilleurs?  On ne s’attends pas à votre arrivée que vous connaissiez tout.  J’ai 22 ans de métier, j’ai participé à des milliers d’heures d’interventions de toutes sortes et je ne compte plus les heures de formations.  J’ai pourtant encore l’impression que je n’en connais pas assez dans le métier…  Il y a trop à connaître, chaque intervention est différente et fera appel à vos connaissances, votre calme, votre capacité à vous débrouiller, et surtout l’habileté à vous servir des outils et techniques nécessaires.  On ne s’attend pas à ce que vous soyez le meilleur en débutant mais on s’attend à vous voir proactif, intéressé, curieux, impliqué, en train de lire, regarder des vidéos, entretenir les outils et véhicules, vous voir vous exercer avec ces outils…

Mis à part si l’officier vous dit : « Eille le jeune! C’est beau tu peux prendre un break… », vous devriez être actif dans la caserne…

Dans ce métier chaque joueur a de l’importance.  Qu’il soit une source infinie de connaissances, un travailleur infatigable, un leader incontesté, ou le joueur de soutien…  Ce joueur de soutien est là pour sa fougue, son énergie, sa volonté de faire une différence, le pied « dans l’fond » toujours, pour aider à faire gagner son équipe.  Il doit travailler fort…  TOUS les joueurs ont leur importance dans l’équipe…  Lequel des joueurs précédents êtes-vous?  Vous êtes en probation?  Montrez-nous qui vous êtes…  Au moins faites-nous à croire pendant cette période de probation que vous entrez dans l’une des catégories de joueurs recherchés.  Car si vous ne pouvez nous démontrer ça en probation, qu’est-ce que ce sera une fois bien confortablement protégé par votre confirmation d’emploi?

On vous observe, vous bâtissez votre réputation…  Qu’est-ce que l’on dira de vous lorsque votre nom surgira dans une conversation?

Pour ceux qui comprennent bien l’anglais, je vous laisse sur un discours de bienvenue à des recrues par le Chief Billy Goldfeder.  Retenez-en le plus possible…

La probation est terminée?  Now what?  À suivre dans un prochain article…

 

regarde comme il est paresseux le pompier, il est assis sur le tuyau!

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C’est vrai je vous le donne, ça n’a pas l’air très vaillant un pompier assis sur un tuyau pour arroser… Mais j’ai une bonne explication pour vous. C’est une question de physique, et pas nécessairement du physique du pompier! La manipulation des lances incendies amène trois contraintes importantes: le poids de celle-ci, la manoeuvrabilité et finalement la pression de recul.  Les pompiers utilisent plusieurs sortes de lances d’incendie, dépendamment de la tâche à accomplir et surtout de la quantité d’eau que l’on veux projeter.

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Ne criez pas que les pompiers sont stupides parce qu’ils arrosent à côté du feu!

Vous regardez les nouvelles à la télévision.  L’annonceur vous parle d’un important incendie en cours et vous montre les images du reportage.  Vous n’en revenez pas, l’incendie est violent, une boule de feu et vous voyez les pompiers qui arrosent les bâtiments situés de part et d’autre du bâtiment en flamme et aucun d’eux n’envoie d’eau sur le brasier!

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Non mais! Sont vraiment stupides les pompiers, ils n’arrosent pas le feu, ils arrosent à côté!

Un commentaire que j’ai déjà entendu quelques fois dans ma carrière!  Non, ce n’est pas de la stupidité mais plutôt une tactique de travail pour nous permettre de limiter les pertes matérielles. Pour vous aider à comprendre, expliquons brièvement un des principes d’extinction des incendies, soit le refroidissement du combustible.  Pour être en mesure d’éteindre par refroidissement un incendie, il faut être en mesure d’envoyer l’eau directement sur le matériel qui brûle, pour absorber la chaleur de ce dernier et l’empêcher ainsi d’émettre des gaz de combustion.  Et quand je dis directement, je dis vraiment « DIRECTEMENT! »  En effet, lorsque le feu est vraiment intense, seul des jets de grande puissance seront en mesure d’atteindre le combustible.  Lorsque les jets ne sont pas en mesure d’envoyer suffisamment d’eau sur un foyer d’incendie, cette eau est transformée en vapeur avant même d’atteindre les matériaux qui brûlent.  Donc cette eau ne sert absolument à rien!

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Lors de l’arrivée des premiers intervenants sur les lieux d’un incendie, il arrive que le feu soit déjà tellement intense, que le bâtiment en cause sera une perte totale.

téléchargementLes premiers pompiers ne sont pas encore en quantité suffisante pour déployer et opérer toutes les lances nécessaires pour refroidir suffisamment le combustible pour l’éteindre.  Donc, les pompiers vont prioriser de limiter les dommages au bâtiment d’origine et tenter par tous les moyens d’empêcher la propagation de l’incendie aux bâtiments adjacents.

Un des modes de propagation de l’incendie est celui par rayonnement (exemple de la chaleur du soleil qui parvient à nous sur la terre). Lors des incendies importants, la chaleur rayonnante est telle qu’elle peut embraser des matériaux sur les bâtiments entourant le feu. Elle peut aussi passer au travers les fenêtres pour embraser des rideaux ou des meubles dans d’autres bâtiments.

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J’ai vu des bâtiments être endommagés à plus de 60 mètres (200 pieds) d’un feu de bâtiment résidentiel!  Et je ne vous parle pas de catastrophes comme celle de Lac-Mégantic… Donc pour diminuer le risque de propagation, les pompiers vont arroser les bâtiments environnants en priorité avant même d’appliquer de l’eau sur le feu.

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Au fur et à mesure de l’arrivée de forces supplémentaires et dès que la protection des risques avoisinants est assurée, les pompiers vont installer des jets pour appliquer de l’eau sur le foyer principal de l’incendie.  Dans un prochain article, je parlerai des types d’attaques des pompiers et pourquoi on a l’impression que personne n’arrose le feu…

Maintenant que vous en savez un peu plus, si vous voyez des pompiers arroser à côté d’un feu, est-ce un geste vraiment stupide?

Parions que si vous étiez propriétaire d’une maison voisine d’un incendie, vous aimeriez VRAIMENT que l’on empêche la propagation du feu!

 Merci à Luc Lebreux photographe incendie pour sa collaboration!

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Merci aussi à Sylvain Pedneault (©Sylvain Pedneault, http://www.lentille.com) pour la photo suivante :http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FirePhotography.jpg

Non les pompiers ne vous niaisent pas…

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Vous êtes en ligne dans la circulation, pris en souricière en 10e place, une auto à votre droite, une autre à votre gauche, vous ne pouvez plus bouger. Et soudain, dans votre rétroviseur un mastodonte, un camion de pompiers arrive sirène hurlante, toutes lumières clignotantes…

Voilà votre cœur qui se mets à battre au rythme de la batterie dans le vidéo cover de Van Halen « Hot for teacher ».  Vous voulez bien laisser le passage mais c’est impossible…  Le camion continue à hurler pour tenter de faire stopper la circulation dans l’intersection et faire qu’une ouverture se crée dans cette mer d’automobiles. Vous tentez tout ce que vous pouvez pour laisser le passage et enfin finalement, il se faufile à côté de vous…  Il passe l’intersection et 100 mètres plus loin, vous voyez toutes les lumières qui s’éteignent, la sirène cesse de hurler et le camion continue tranquillement son chemin sans trop se presser!?!  Pire, vous arrivez à la hauteur du camion à l’autre feu de circulation et voyez des pompiers rirent à l’arrière du camion!

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« NON MAIS ILS NOUS NIAISENT-TU LES POMPIERS OU QUOI??!!

NON les pompiers ne vous niaisent pas!

Une petite explication sur le mode de fonctionnement et les codes de conduite des services d’incendie vous aidera à comprendre. Lorsqu’un appel de feu de bâtiment survient, plusieurs véhicules d’intervention (autopompe, camion échelle, unité d’urgence, etc) sont dépêchés sur les lieux et souvent en provenance de plusieurs casernes.  Cette attribution est nécessaire pour amener sur les lieux de l’incendie les ressources suffisantes prévues par la loi pour intervenir sécuritairement et efficacement sur le sinistre. Cependant lors de l’arrivée de la première unité sur les lieux de l’intervention, l’officier de ce camion évalue la situation, les risques, les besoins en ressources humaines et matérielles et détermine si les autres véhicules qui s’approchent en urgence sont toujours requis de se rendre sur les lieux de l’appel et, s’ils sont requis, est-il nécessaire qu’ils continuent en conduite d’urgence.  

Il arrive aussi qu’un véhicule dépêché sur une alarme incendie reçoive une annulation de la centrale d’appel suite à des informations que l’appel est non-fondé.

C’est dans l’une ou l’autre des situations décrites plus haut qu’il soit possible qu’un camion de pompier doive annuler sa course ou passer en mode de conduite non-urgente et ce, immédiatement après vous avoir mis toute cette pression il y a quelque secondes…

Et la raison de l’annulation de la course ou du changement de mode de conduite en mode non-urgente est simplement une question de gestion de risque.  En effet, les risques de collisions avec un véhicule d’urgence est élevé et si ce n’est pas avec le véhicule d’urgence que la collision survient, c’est entre les véhicules tentant de faire place à ces derniers.  Et frapper avec un camion de 20 tonnes et plus, ça ne pardonne pas! Donc pour diminuer les risques d’accidents, dès que possible on tente d’éliminer les déplacements en urgence.

Rappelez-vous, lorsqu’un véhicule d’urgence arrive par l’arrière, restez calme, ralentissez, serrez vers la droite et laissez passer… Et de grâce, ne vous collez pas dans le derrière du camion par la suite!

Et si arrivé à côté du camion vous voyez des pompiers rirent, c’est probablement une plaisanterie qui s’est dite dans la cabine…  Mais je vous garantie que les pompiers ne vous niaisent pas!